L’internationalisation logicielle
Définition
L’internationalisation logicielle est la discipline qui consiste à adapter les interfaces homme-machine des logiciels à la langue et à l’écriture du client final. Elle intéresse :
Les entreprises de tous les secteurs dont les sites Internet s’internationalisent en qualité de vitrine mondiale
Les développeurs de logiciels : éditeurs, SSII, départements informatiques internes à leurs sociétés.
On découvre son existence :
dans des contextes franco-français où, pour des raisons historiques réelles d’apparence mystérieuses, de temps à autres des carrés et signes cabalistiques divers remplacent nos voyelles accentuées,
en tant que primo-exportateur soucieux d’offrir des solutions bilingues français-anglais au minimum, mais moyennant une méthodologie qui garantisse une synchronisation multilingue et pérenne des informations,
pour se différencier de la concurrence internationale sur de grands marchés émergeants. Localiser des applications en Chinois, Arabe ou Russe constitue la plupart des demandes aujourd’hui.
Objectifs
Augmenter son volume d’affaires. Car :
1. Vendre des logiciels en version locale apporte au minimum un supplément de CA de 40% par rapport à une solution anglaise sur des marchés non anglophones.
2. Dans des pays particulièrement intolérants à l’anglais, la localisation est incontournable. C’est le cas au Japon. Et guère mieux en Europe continentale.
3. Enfin, plutôt que de procéder à une localisation directe d’une application, langue par langue, il est fortement recommandé d’adopter une approche globale. En séparant tout ce qui est indépendant des langues et des cultures (tronc commun) des ressources localisables, on procèdera certes à de premières localisations dans des langues de grandes diffusions, mais pour attaquer ensuite d’autres marchés nationaux, de manière profitable par effet d’économies d‘échelle transnationales.
Les étapes d’une internationalisation réussie
Auditer une application existante est la première étape d’une politique d’internationalisation.
Sur la base d’un rapport d’audit on procède à la séparation du code source global, savoir-faire et trésor de guerre de sa R&D, des ressources localisables. Seules les secondes sont confiées à l’extérieur aux traducteurs, ergonomes, rédacteurs techniques et spécialistes des questions culturelles.
Procéder à cette opération le plus tôt possible est le moyen de réduire ses coûts futurs de R&D et de maintenance par rapport à la concurrence en adoptant immédiatement de bonnes pratiques qui éviteront des révisions différées plus lourdes. Car, à l’export en particulier, il convient de ne pas se contenter d’être bon mais d’être le meilleur.
En phase d’internationalisation proprement dite, parallèlement aux opérations externes, un expert-conseil en internationalisation logicielle accompagne les développeurs :
pour répondre aux diverses questions techniques liées aux supports de diverses écritures (environ 50 en usage dans le monde d’aujourd’hui)
pour appliquer des méthodes de coordination des travaux de R&D avec ceux des prestataires externes.
Ces quinze dernières années les interfaces homme-machine se sont considérablement enrichies. Pourtant, résistances au changement aidant, combien d’entreprises se contentent encore de documentations bâclées dans l’urgence, de traductions d’amateur et d’une ergonomie incohérente, source majeure de rejet de la part des utilisateurs ?
Internationaliser ses applications, est l’opportunité pour enfin effectuer un travail de qualité, rigoureux et profitable.
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